Le chant du danseur, de Gilles-Marie Chenot
Les souffles qui ont chanté la gwerz de Taliesin, les mains qui ont peint les tableaux de Picasso, les cordes vocales qui ont parlé le langage de Joyce, les pieds qui ont dansé le samâ' de Rumi, les oreilles qui ont composé la musique de Mozart, le vent qui a porté les semelles de Rimbaud, tous ceux-là reconnaîtront dans ces textes les braises du creuset dans lequel f… Consulter la fiche
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La véritable histoire de l'arche de Noé
Le document explosif récemment découvert sur le mont Ararat (en Turquie), relèguera d'anciens textes canoniques au rang de vulgaires apocryphes. L'interprétation quelque peu iconoclaste que j'en donne pourrait abuser le lecteur, qui sera peut-être tenté de conclure à un manque de sérieux de ma part. Qu'il se souvienne donc ici que je suis tout autant connu pour mon impertinence, que reconnu pour ma compétence en matière de paléobiologie.
Derrière l'ironie de façade du texte qui suit, se cache un récit à la portée scientifique exceptionnelle !
Par ailleurs, la seule publication de mon article dans la prestigieuse revue "Sciences à venir" (dont la haute tenue intellectuelle n'est plus à démontrer), devrait suffire à convaincre le plus sceptique de l'authenticité de mes sources.
« Le coup de tabac annoncé par le Grand Météorologue se rapprochait : des vents de plus en plus violents rugissaient, tels des fauves affamés; de lourds nuages noirs s'amoncelaient, formant un ciel d'airain que dix mille géants semblaient tambouriner avec furie ; des éclairs de fin du monde déchiraient d'épaisses ténèbres, lutte titanesque opposant la lumière à la nuit ; des animaux affolés couraient en tous sens ; les plus solides constructions se faisaient emporter comme des fétus de paille... et les hommes, les hommes ! Corps éclatés ou écrasés, membres disloqués : des pantins désarticulés face aux éléments déchaînés. Ces arrogantes créatures payaient très cher leur incrédulité et leurs moeurs dissolues; le Grand Météorologue ne se contentait pas de prévoir le temps, il le provoquait aussi ! Mais le pire restait à venir : une pluie à éteindre les flammes de l'enfer commençait à marteler la terre entière : elle sera le tombeau liquide de toute vie !
Dans l'arche abritant Noé et sa famille, les animaux destinés à repeupler la terre, rendus fous par le battement assourdissant de la pluie et une immobilité forcée, se livraient à des accouplements contre-nature, entre espèces différentes!
Au bout d'une année, cette matrice bondée d'une faune inconnue avant le déluge, connut enfin le temps de sa délivrance sur le mont Ararat. »
Bien après le second père de l'humanité, Charles Darwin, observant la biodiversité animale, mais ignorant du récit véritable du Déluge, commettait son traité sur "L'Origine des espèces par sélection naturelle", traité aussi profane qu'erroné!
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Mise à jour de la page : Jeudi 04 Décembre 2008